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| | Extrait d'un projet non achevé | |
| | | Auteur | Message |
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CENTAURE

 Age : 36 Inscrit le : 04 Fév 2008 Messages : 969 Localisation : IDF et ailleurs
 | Sujet: Extrait d'un projet non achevé Ven 14 Mar - 8:53 | |
| Attention, y'a de la lecture !!! Lorsque j'avais le temps d'écrire vraiment...
UNICORNUS 28/09/98 Version du 13/06/2001
Introduction
LES FANTÔMES DE LA FORÊT
L’enfant suspendit soudain tout mouvement et le chant de l’oiseau qu’il imitait à la perfection mourut dans sa gorge, comme étouffé. Le jeune indien avait dissimulé sa peau rouge sous des rayures de boue et de peinture couleur de terre, et ne portait rien d’autre qu’un pagne de cuir de cochon sauvage, si bien qu’il était presque invisible, fondu parfaitement à la nature où il était né, à l’instar d’une fougère, d’un daim ou d’un papillon. Il faisait presque nuit et de petits points lumineux commencèrent à apparaître dans l’épaisse végétation. Toutes les étoiles semblaient danser dans la jungle, illuminant les lianes et les mousses accrochées à la voûte impénétrable des arbres. Des perroquets multicolores se querellaient plus haut dans la canopée, des singes hurlaient un concert un peu triste, dans le lointain un jaguar lança un appel rauque et les lucioles pirouettaient dans l’obscurité verte comme autant d’étoiles tombées dans les feuillages avec la pluie. L’air sentait bon, un arôme un peu lourd d’humus et de jeune feuilles, de fleurs et de bois. Le garçon respira profondément sans bruit et chercha à maîtriser le tremblement qui agitait son corps mais ce n’était pas de la peur qui faisait courir des frissons le long de son dos. Ou plutôt si, c’était une peur en marge et au-delà de la simple peur. Le sens du danger ne lui servait pas de source. Il tremblait parce que chaque seconde le rapprochait d’une rencontre, d’une rencontre en dehors de la condition humaine, d’une rencontre hors du temps des hommes. Il tremblait de plus en plus fort et sa peur se mua en une terreur primitive, vive et acide. Un souffle rauque et puissant éclata à quelques mètres devant lui, derrière un buisson de fougères gracieuses. Puis un deuxième, plus fort encore, comme un ronflement nasal. Entre les larges palmes des fougères, le jeune indien distingua une lumière bleue, petite et fixe, qui disparut brièvement à plusieurs reprises, comme si elle clignotait. Un œil. Oui, il y avait quelque chose là, quelque chose de plus gros qu’un jaguar et d’infiniment plus effrayant. Et cette chose le regardait, lui, immobile et cachée. Une chose qui l’épiait de son œil bleu fardé de rose. Un œil au bleu envoûtant, presque insultant pour le bleu du ciel. Un œil ! Soudain, le cri de la bête, un étrange son vibrant en do majeur, surprit le garçon par sa force et sa proximité. Il rompit son immobilité en un mouvement de recul terrifié, son pied nu et couvert de boue buta sur une racine traîtresse et il hurla en tombant. La terreur le submergea. Dans sa chute, il eut juste le temps, une fraction de seconde que son cerveau n’oublierait jamais, d’apercevoir une vive et bondissante forme blanche passer au dessus de lui en un éclair, comme un spectre à traîne de lumière. Le garçon se releva en trébuchant, la bouche ouverte sur un glapissement sauvage, incessant et incontrolé. Bondissant entre les arbres tel un daim affolé, il s’enfuit droit devant lui, en oubliant toute forme de prudence, repoussant avec fureur les branches qui l’auraient entravé. Au village, personne ne le croirait, il serait le nouveau loco, mais, il en était sûr, le fantôme de la forêt l’avait vu.
Marani n’avait eu peur qu’une fois dans la forêt, lorsqu’il s’était perdu. Maintenant, avec son fusil de blanc et son long coutelas, plus rien ne pouvait l’effrayer. Il était Marani, le chasseur, le fort, celui dont le corps musculeux et délié de jaguar allumait une flamme dans les yeux des femmes, celui qui, un jour, serait bientôt le chef du village. Il écrasa distraitement un moustique sur son épaule et sourit de toutes ses dents d’un blanc éclatant accentué par sa peau rouge foncé. D’habitude, on partait à quatre ou cinq hommes pour chasser le cochon sauvage, parfois plusieurs jours car l’animal est rusé. Mais Marani, lui, pouvait très bien chasser tout seul. Dans la boue du petit ruisseau aux eaux jaunes, il distingua des empreintes à deux sabots en gouttes, puis plus loin, des crottes. Il en mit une contre ses lèvres, elle était tiède et sentait fort. L’animal était passé là peu de temps avant lui. Les empreintes obliquèrent abruptement sous les couvert, puis revinrent au ruisseau et, de nouveau, disparurent dans les fougères. Marani se fraya un passage sans bruit pour tenter de les suivre mais n’y parvint pas, ce qui l’excita davantage. Il se coula parmi les palmes et les frondes, le regard au sol, les oreilles aux aguets. Au dessus de lui, un perroquet bavarda. Sur le sol boueux, plus de traces de cochon. Mais soudain, d’autres empreintes vinrent les remplacer, plus grosses. Marani fronça les sourcils. Des empreintes comme celles-là, il n’en avait jamais vu. C’était un animal à pieds durs, à sabots, et sans doute très gros car la circonférence de la trace la plus nette était aussi large que sa main. La forme était presque ronde avec une ouverture à l’arrière du pied, et dans ce cercle ouvert se distinguait un coeur, un peu comme une feuille. Marani resta perplexe devant ce motif de bijou. Il pouvait tuer un tel animal mais il lui faudrait l’aide d’autre chasseurs pour le ramener au village. C’est une chasse qui lui vaudrait sans doute gloire, respect et admiration de tous. Il en jubila d’avance et prépara son fusil. Les empreintes s’enfonçaient loin dans la forêt, et Marani savait quand l’animal avait marché ou couru à leur espacement. La chaleur était lourde, moite et Marani but de sa gourde quelques gorgées de cachaça, puis se remit en chasse. La forêt bruissait, crissait, pépiait, bourdonnait, jacassait autour de lui et il eut bientôt le sentiment fort que toutes ses voix s’amplifiaient sur son passage pourtant silencieux. Puis un autre son vînt étonner ses oreilles, un son comme le bruit de deux bâtons de bois frappés l’un contre l’autre. Une sorte de crainte diffuse fit se tendre ses muscles au fur et à mesure que le son se faisait plus lourd, comme menaçant. Et l’animal lui fit face, comme surgit de nulle part, là et pas là tel un fantôme sublime, le nez au ciel, les naseaux grands ouverts sur un long grondement venu du fond de son large poitrail blanc. L’animal inspira bruyamment et ses yeux, d’un bleu doux bouleversant et bordés de cils roses, roulèrent vers l’homme avec lenteur. Sa corne frappa les branches au dessus de sa tête, haut au dessus de Marani. Le chasseur se tendit, tremblant d’excitation. La créature face à lui eut un violent frisson et ses oreilles aux fins poils nacrés se couchèrent sur une nuque à l’épaisse crinière de neige comme des ailes d’oiseau sur un nid de nuages. Marani leva son fusil. Mais il n’eut pas le temps de tirer. Une autre bête poussa un ronflement rauque sur sa droite et il sut que les deux animaux l’attaquaient. Son bras fut happé par des mâchoires puissantes aux dents plates et il fut jeté à terre. Il prit un violent coup à la hanche, et un autre à l’épaule, fut piétiné, roulé, malmené, puis tout s’arrêta. Marani s’était recroquevillé en boule compacte, cloporte à la peau rouge, terrorisé comme il ne l’avait jamais été depuis son enfance sans doute. Il avait sentit ses spincters se relâcher et l’odieuse chaleur de son urine lui caresser les cuisses. Le souffle chaud d’un des deux animaux ébouriffa ses cheveux noirs souillés de boue rouge et il gémit. Un gémissement d’enfant en plein cauchemar, de désespoir. La bête le sentait, de la tête aux pieds, et l’homme ne fit aucuns mouvements, de peur de déchaîner à nouveau la colère des deux animaux. Il sentait sur sa peau la peau infiniment douce et délicate de l’animal, le frisson de ses fins poils de soie, du bout d’une lèvre avancé comme pour le goûter. L’inspection se termina par un reniflement bruyant et Marani resta longuement enroulé sur lui même en position foetale, tremblant de peur et de douleur, jusqu’à ce qu’il se jugea seul. Il se redressa alors lentement, vit son fusil brisé, sa gourde crevée. Son bras portait les traces d’une morsure sévère, mais sans plaies. La bête n’avait fait que défendre sa femelle, rien de plus. Sa tête lui tourna et il se rallongea sur le sol boueux. La tête entre ses mains, il se mit à sangloter doucement. _________________ Equus Focus, la retouche photo du cheval Cheval en Perles, le bijou pour cheval (Frontaux et colliers)
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|  | | Ticia Admin

 Age : 31 Inscrit le : 02 Fév 2008 Messages : 1472 Localisation : saint maur (94)
 | Sujet: Re: Extrait d'un projet non achevé Ven 14 Mar - 14:23 | |
| Ai tout lu moi! Simpa cet extrait ( tu t'es arrêtée là où tu en as écris d'avantage?) Au fait c'était quoi le projet? un roman ou une nouvelle?
Une simple remarque qui va surement te faire sourire.... on est bien dans l'histoire et dans le climat, on sent la foret, l'humidité, tout...Jusqu'à la frayeur qui lui fait se pisser dessus!.... cette phrase m'a totalement sortie de l'histoire! et en pleine bataille c'était dommage!! voila juste mon pitit ressentit, (en fait ça m'a fait penser immédiatement aux bouquins d'horreur que je lisais que qui affectionnait particulièrement ce genre de procédés (Masterton par exemple) mais je trouve que ça ne colle pas avec cette ambiance là... Il ya une suite??? _________________ Coté peinture : www.articia.fr Coté équitation : www.articia.canalblog.com Coté vidéos : www.dailymotion.com/articias |
|  | | CENTAURE

 Age : 36 Inscrit le : 04 Fév 2008 Messages : 969 Localisation : IDF et ailleurs
 | Sujet: Re: Extrait d'un projet non achevé Ven 14 Mar - 14:46 | |
| C'est un projet de roman racontant la découverte, par un archéologue, d'un squelette étrange...
Et bien que cet homme, complètement terrorisé par un animal qu'il n'a jamais vu et qu'il l'attaque, se pisse dessus me paraissait normal et... humain ! C'est ce qui arrive lorsqu'on croit que l'on va mourir... L'histoire n'est pas sensée être douce et tranquille, au contraire, cela dégénère vite en guerrilla pour la sauvegarde d'un animal de légende ressurgit au présent... Et oui, il y a une suite, mais bien trop longue pour l'inscrire ici  _________________ Equus Focus, la retouche photo du cheval Cheval en Perles, le bijou pour cheval (Frontaux et colliers)
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|  | | Taranda

 Age : 55 Inscrit le : 28 Fév 2008 Messages : 66 Localisation : Var
 | Sujet: Re: Extrait d'un projet non achevé Ven 14 Mar - 16:10 | |
| J'aurais bien aimé lire la suite.... j'étais entrée dans ton récit ( bien tranquille derrière mon écran quand même) C'est pas mal du tout. Tu sais mettre une ambiance. Tu écris souvent ?? |
|  | | CENTAURE

 Age : 36 Inscrit le : 04 Fév 2008 Messages : 969 Localisation : IDF et ailleurs
 | |  | | Dame Dom

 Inscrit le : 03 Fév 2008 Messages : 798 Localisation : val de marne
 | Sujet: Re: Extrait d'un projet non achevé Ven 14 Mar - 19:23 | |
| J ai beaucoup aime ce petit tour dans la jungle..tu decris tres bien les odeurs et les couleurs de la nature.Ton recit degage beaucoup de force et de sensibilite et me laisse un peu sur ma faim apres cette attaque!  |
|  | | CENTAURE

 Age : 36 Inscrit le : 04 Fév 2008 Messages : 969 Localisation : IDF et ailleurs
 | |  | | Foxa

 Age : 22 Inscrit le : 09 Mar 2008 Messages : 706 Localisation : Paris/Clichy
 | Sujet: Re: Extrait d'un projet non achevé Sam 15 Mar - 11:01 | |
| on se croirait dans la foret du film apocalypto. c'est très bien comme texte! tu nous fai le dessin des bestioles??!!!!! _________________ Peuple animal, pardonnez nos offenses |
|  | | Claudia Duffé

 Age : 41 Inscrit le : 16 Mar 2008 Messages : 2057 Localisation : Les Mathes, Charente Maritime
 | Sujet: Re: Extrait d'un projet non achevé Lun 31 Mar - 10:16 | |
| Je penser a toi centaure, quand j'ai lue ceci: http://www.marie-deparis.com/index.php?ecritures
Ecriture, co-écriture ou réécriture de vos textes
Vous souhaitez écrire un ouvrage mais ne savez pas par où commencer. ..
Vous avez des idées mais ne parvenez pas à les organiser…
Vous avez écrit des textes mais aimeriez être relu, soutenu dans votre démarche d’écriture…
Vous avez écrit un livre et aimeriez avoir un avis…
Contactez-moi, nous trouverons ensemble le moyen de concrétiser votre projet. Elle peu peut être t'aider a publier ton livre? _________________ [url]palmyre-equimage[/url] http://palmyre-equimage.blogspot.com/ |
|  | | CENTAURE

 Age : 36 Inscrit le : 04 Fév 2008 Messages : 969 Localisation : IDF et ailleurs
 | Sujet: Re: Extrait d'un projet non achevé Lun 31 Mar - 13:13 | |
| Merci Claudia, je connaissais M. Deparis mais n'ai pas spécialement envie de faire appel à quelqu'un, pour des raisons évidente. Les intermédiaires se gavent, et moi pas !!!! En étant pour l'instant mon propre éditeur, je me goinfre de tous les bénef sans devoir rien à personne. Et toc... Cela changera lorsque
Foxa, n'as-tu pas deviné de quelle bestiole il s'agit ? Car cette bestiole là, je l'ai dessinée en long en large et en travers !!!  _________________ Equus Focus, la retouche photo du cheval Cheval en Perles, le bijou pour cheval (Frontaux et colliers)
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|  | | CENTAURE

 Age : 36 Inscrit le : 04 Fév 2008 Messages : 969 Localisation : IDF et ailleurs
 | Sujet: Re: Extrait d'un projet non achevé Lun 31 Mar - 13:24 | |
| Encore un p'tit bout Mais juste un petit !
" — Ce n’est pas banal un paléontologue qui croit aux dragons et qui affirme qu’ils ont pu exister, et que l’homme ne descend pas du singe mais serait le fruit de manipulations génétiques extra-terrestres. — Tu te moques de moi, là !? s’indigna Arwen, ombrageuse. — Non, pas du tout et tu le sais très bien. Spader veut que tu examines son travail parce qu’il sait qu’en voyant ce qu’il contient, tu seras la seule personne à y croire, à y voir ce que lui y voit. Ne me demande pas pourquoi, mais il a sans doute plus besoin de ton avis personnel que de ton avis de spécialiste, pour le moment. Arwen se redressa et prit l’enveloppe dans ses mains. Le calme de Campbell l’agaçait autant qu’il la stimulait et son excitation du temps où elle chassait les dragons dans les landes irlandaises refit surface, avec force. Sur l’enveloppe était écrit au crayon noir : Animal non identifié, partie antérieure en mauvais état, rive nord de l’Amazone (Solimoes), Brésil, site A, carré 8. Le 17 octobre 1930. — O.K. Voyons ce qui le met dans tous ses états, notre ami Spader, dit la jeune femme en décachetant l’enveloppe. Elle regarda à l’intérieur, vit des feuilles de papier et une autre enveloppe plus petite, les clichés — Ce n’est pas bien gros pour un rapport scientifique. Arwen vida le contenu de l’enveloppe devant elle sur la petite table basse, après avoir écarté soigneusement ses propres documents. Elle remarqua avec une certaine admiration que le dossier, bien que mince, était proprement agrafé et manuscrit dans une écriture nerveuse mais très lisible et élégante. L’ensemble, pourtant, semblait avoir été fait rapidement et sans application, à la manière d’un carnet de notes. — Il a une belle écriture, fit-elle avec un léger sourire. — Alors, il dit quoi ce rapport ? s’impatienta Liam qui s’était rapproché de la jeune femme pour lire en même temps qu’elle. — J’abrège. Brésil, le 1 octobre 1930, un duo de chercheurs, Elias de Vasconcelos et moi-même, découvre le squelette d’un gros animal sur la rive nord de l’Amazone, alors que nous mettions à jour une citadelle que je soupçonne Moche, patati patata. Il s’agit de la partie avant de ce qui semblerait être un ongulé. Le train arrière est manquant au niveau de la deuxième lombaire. Nous n’en avons retrouvé aucune trace. Il n’y a pas de renversement du cou mais un retournement important de la tête qui a brisé la cinquième cervicale. L’omoplate gauche est fracturée. Le crâne, allongé, est très abîmé et semble avoir été partiellement écrasé. La mâchoire inférieure est en miettes. Il dit aussi... Tiens, c’est curieux ça. Il dit que de nombreux pollens ont été retrouvés sur l’emplacement même du squelette. Du pollens et des insectes. Ils ont cherché aux alentours mais n’en ont pas retrouvé une aussi grande concentration. Que penses-tu de ça ? — Pas grand chose. Mais tu sais, ce n’est pas mon domaine. Ça me semblerait être, avec objectivité, être ce qui reste d’un sacrifice rituel. — Peut-être, fit Arwen d’un ton détaché. Il y avait une dizaine de clichés rangés dans la petite enveloppe et Arwen fronça immédiatement les sourcils en les voyant. Ils étaient de mauvaise qualité, pour la plupart presque flous. Ils montraient, sur plusieurs angles, un squelette émergeant de la boue, encadré de règles de mesures qui tranchait sur le sol brunâtre. D’après elles, l’animal était grand. Arwen prit le cliché le plus net, une vue de dessus. Les membres antérieurs de l’animal étaient fortement repliés contre les côtes mises à plat, comme si la bête avait été couchée sur le sol sur le ventre, puis repoussée sur le flanc et écrasée. Une omoplate était plus haute que l’autre et cassée. Le cou formait, en effet, un angle bizarre avec le corps et la mâchoire inférieure, en morceaux, disparaissait sous les dorsales de fait que l’animal eut pu avoir la tête coincée sous le corps. Le froncement de sourcils de Arwen s’accusa brusquement et elle eut un reniflement de dépit en reposant sur la table les photos de Spader. Elle lança à Liam un regard furieux et il comprit que cela ne lui était destiné. — Quoi ? fit-il, stupéfait et curieux de connaître la raison de sa soudaine colère. — Quoi ?! Alors comme ça, ce Spader est un homme de terrain, un homme sérieux, qui connaît parfaitement son art ? Bravo !! Foutaise que tout cela, oui ! Tu sais ce que c’est, ça ? — Je n’en sais rien. Les animaux, ce n’est pas ma spécialité mais, en en ayant déjà déterrés, je dirais que ça ressemble à un cheval. — C’est un cheval ! Je n’irai pas jusqu’à dire un vulgaire cheval car j’ai trop de passion pour eux, mais c’est le squelette d’un pauvre cheval. Le voilà mon avis personnel ! " ... _________________ Equus Focus, la retouche photo du cheval Cheval en Perles, le bijou pour cheval (Frontaux et colliers)
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