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Foxa

Age : 22 Inscrit le : 09 Mar 2008 Messages : 586 Localisation : Paris/Clichy
| Sujet: Re: l'art abstrait Mar 13 Mai - 8:27 | |
| lol
ouai tu peux dire Rock, ça me conviens bien! Libre aussi cela dit! mais Rock et libre... ça va un peu ensemble non!
tu devrai faire un petit tour du côté du trombi!
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|  | | Foxa

Age : 22 Inscrit le : 09 Mar 2008 Messages : 586 Localisation : Paris/Clichy
| Sujet: Re: l'art abstrait Mer 21 Mai - 6:48 | |
| Allez, pour celles et ceux que ça interesse, voici mon petit dossier que j'ai fini cette nuit à 3h. Je me sens de vous le mettre mais franchement pour celles qui ont le courage! De la fin du maniérisme en peinture « Introduction à la rénovation de la peinture (Carrache et Le Caravage) » Présentation de l’oeuvre La Madone des Palefreniers
Conclusion
I. La rénovation de la peinture autour de 1600, la fin du maniérisme
Après la Renaissance, les artistes italiens se retrouvent acculés à une impasse artistique ; le courant qui domine est le « maniérisme » (1520-30 jusqu’à 1600). Ce courant ne permet plus aux peintres d’innover et les enferme dans la répétition et le stéréotype. Il appartient donc à des artistes puissants de briser les schémas convenus et de renouveler la manière de peindre. Cette rénovation s’accomplit à un moment donné qui forme un tournant dans l’histoire de l’art, c’est-à-dire en 1600, à Rome, et sous l’impulsion de deux artistes majeurs : Annibal Carrache et Le Caravage.
1. L’impasse du maniérisme
Le maniérisme s’épanouit donc à partir de 1520 en Italie, puis dans le reste de l’Europe. Le trait dominant de ce mouvement est la remise en cause systématique des acquis de la Renaissance. C’est un art étrange qui se caractérise par : • le déséquilibre des compositions • la dissonance des coloris • l’inquiétude des expressions
A/le déséquilibre des compositions : Parmesan, dans son tableau Autoportrait dans un miroir convexe, de 1523-24 et exposé à Vienne, illustre ce premier aspect. La composition est faite en cercles concentriques, et l’on observe une inversion des motifs principaux et secondaires, ce qui est typique du maniérisme : ainsi, le bras et la main deviennent dans un tour de force surprenant, les éléments essentiels du tableau.
Quant à sa Vierge au long cou, de 1535 (Florence), elle présente des disproportions dans tous ses éléments : la partie gauche est remplie de personnages contrairement à la partie droite quasiment vide si tant est un trop petit personnage, ce qui provoque un malaise, une inquiétude (par opposition aux vierges à l’enfant si sereines de Raphaël, lui même mort en 1520). De plus, les membres sont excessivement allongés (les doigts de la mère, l’enfant) : les canons de proportion sont complètement abandonnés. Par ailleurs, des éléments sont étonnants tels qu’une colonne ne supportant rien. B/la dissonance des coloris : Raphaël, par exemple, attachait beaucoup d’importance à l’harmonie de la couleur, de la palette. Avec le maniérisme, les couleurs jurent, et au sein d’une même plage colorée, la couleur vire sur elle-même ; ainsi, le vert vire au jaune, ou le mauve au blanc, comme dans Déposition de Croix, de Pontormo(1526-27, Florence). Il n’y a donc pas d’harmonie visuelle et le tableau est animé en surface par un jeu de lignes qui ondulent et créent leur propre espace ; les modèles ne sont pas pris dans la nature mais sont inventés, artificiels et dans ce tableau, on ne sait si la lumière vient de la droite, de la gauche : cela dépend des éléments et les ombres ne coïncident donc pas entre elles. « Déposition de Croix » de Pontormo
C/L’inquiétude des expressions : Les passions défigurent et déforment les corps en occultant la douceur. Dans la Déposition de Croix, cette fois-ci par Rosso, (1521, Volterra), on remarque que les visages sont sur la partie supérieure, enlaidis, effrayés, et les gestes éloquents, tandis que les personnages du bas sont recueillis. Le même peintre s’inspire de Michel Ange pour Moïse défendant les filles de Jethro (1524, Florence, Musée des Offices) Cependant, il n’y a pas le même respect de l’anatomie : les corps sont tordus, malmenés ; la violence est extrême, l’énergie prodigieuse, et les expressions exagérées. Comme ses contemporains, il remet donc en cause l’héritage de la Renaissance en s’y appuyant puis en modifiant des éléments. Rosso : « Déposition de Croix » « Moïse défendant les filles de Jethro » A partir de 1520-30, se style se fige. Ils cultivent la manière, en un art artificiel éloigné de la nature, fondé sur la citation savante et la répétition. Incapables de se renouveler, ils se retrouvent coincés dans une impasse et le besoin se fait ainsi ressentir de dépasser la complexité et l’artificialité du maniérisme en rénovant la peinture.
2. La rénovation de la peinture :
Carrache et Caravage prennent le contre-pied du maniérisme qui s’était éloigné de la peinture, mais en suivant chacun une voix différente Carrache revient à la nature mais ennoblie par l’étude de l’Antique et des grands maîtres de la Renaissance. Il tente à l’idéal. Le Caravage, quant à lui, étudie la nature sans intermédiaire, dans ce qu’il y a de plus immédiat, voire de brutal.
A/ La réforme des Carrache : Ils sont trois peintres originaires de Bologne : Ludovico, Annibal et Agostino, les cousins du premier. Personnalités fortes et audacieuses, elles sont encouragées par le milieu bolognais ouvert à la nouveauté scientifique : des botanistes, ou par exemple le cardinal Paleotti qui prône une peinture vraisemblable, conforme à la nature et à l’histoire : il tient ainsi à instruire les chrétiens et fonde lui-même en 1582 « l’Académie des désireux » ; ils y apprennent à dessiner d’après le nu et à copier les modèles célèbres. Il s’agit pour lui de retourner aux grands maîtres de la Renaissance et en même temps, d’après nature. Carrache, dans Le jeune garçon buvant (1582) tranche par son sujet et son traitement : il est trivial, s’inspire de la vie quotidienne ; le cadrage sur le visage et la contre-plongée amènent à un réalisme et un naturalisme nouveaux ; de la même manière, la Scène de boucherie (actuellement à Oxford) est un tableau vivant spontané, qui a plu immédiatement, comme beaucoup d’autres sur le même sujet. On peut aussi citer Le mangeur de fèves ou la Vierge avec Saint Jean et Sainte Catherine où la ressemblance avec certains personnages de Véronèse est flagrante ; la composition est pyramidale, ce qui confère une stabilité, une hiérarchie, et l’axe verticale provoque un contrapposto entre les deux saints qui s’opposent en s’équilibrant. Les gestes et les sentiments sont clairs, et la palette des tons chaude et franche, contrairement aux nuances plus pâles du maniérisme, revenant à un certain classicisme. Nous pourrions aussi citer les lunettes d ‘Aldobrandini qui par leur pureté rappellent les paysages de Claude Lorrain.
De Bologne à Rome, les Carrache rénovent la peinture par la peinture religieuse, les paysages, les scènes de vie quotidienne et les grands décors
B/La révolution du Caravage :
Le Caravage ouvre à Rome, au même moment, une autre voie. Il décide également de sortir la peinture de l’impasse dans laquelle elle se trouve, mais contrairement à Annibal Carrache, restaurateur des idéaux de la Renaissance, il s’attache à détruire cet héritage prestigieux pour reconstruire une peinture totalement neuve. Il inaugure une nouvelle manière de peindre. Le Caravage est né à Milan en 1571. Formé auprès d’un peintre maniériste, il connaît tous les ressorts de ce courant et ne s’en satisfait pas ; en 1592 ? Il se rend à Rome et montre dès ses premières œuvres un talent novateur et tout à fait audacieux. Le jeune garçon à la corbeille de fruits (1524, Rome, Galerie Borghèse) est un tableau très moderne par son cadrage à mi-corps, resserré autour de la figure, la lumière est franche, et la nature morte extraordinairement nette. Cette œuvre fait ainsi preuve d’un réalisme qui confine au vérisme et nous intrigue de part l’étrangeté de l’importance d’une simple corbeille au premier plan ; peut-être Caravage veut-il rivaliser avec Zeuxis, maître dans le réalisme des fruits, ou bien simplement illustre-il ce qu’il avait dit un jour : « Les bouquets de fleurs et de fruits nécessitent autant de technique et ont la même dignité qu’une grande peinture d’histoire. » Son Bacchus est tout aussi étonnant ; dans ce portrait divin, on y retrouve les traits de l’artiste lui-même qui a transformé le vieux personnage lubrique en dieu maniéré, indolent et androgyne. L’ambiguïté est là : les portraits mythologiques remontent à l’Antiquité mais ce traitement irrévérencieux de la mythologie est révolutionnaire. En 1599, il reçoit la commande de la décoration de la chapelle Contarelli dans l’Eglise saint Louis des Français, à Rome. Ce qui lui prend deux ans recouvre trois œuvres, trois épisodes de la vie de Saint Matthieu : Sa vocation, Saint Matthieu et l’Ange et le martyr de Saint Matthieu. Les modèles sont pris dans le peuple romain, on revient à la nature. Quant aux Pèlerins d’Emmaüs, il est fait pour susciter en nous de la stupeur, comme les personnages du tableau qui sont surpris par l’apparition du Christ lui-même au milieu d’eux : ainsi, au milieu de la table, on peut voir…un poulet rôti. Le réalisme est brutal, et Poussin dira que Caravage a détruit la peinture, car à un sujet noble, doit correspondre un traitement noble. Un autre tableau très étonnant sera celui de La mort de la Vierge, où l’auteur utilise pour modèle de Marie une prostituée de Rome qui s’est suicidée en jetant dans le Tibre : tableau qui sera chéri par Louis XIV, qui le placera dans sa chambre, sur un chevalet. Caravage crée donc à lui tout seul un courant : le courant caravagesque.
. 3. Le mouvement caravagesque
Caravage n’a pas voulu enseigner, et pourtant, c’est lui qui est à l’origine d’un courant et non les Carrache.
A/La diffusion :
La diffusion de ce courant se fait un peu partout : on retrouve de très bonnes copies, mais également des peintres qui s’en inspirent : Orazio Gentileschi avec La Joueuse de Luth continue de pratiquer le clair-obscur mais ne peut se détacher d’un certain idéalisme. Valentin de Boulogne avec Le Tricheur continue dans la lignée du type populaire, le cadrage resserré et l’obscurité, mais en oublie la force dramatique. Honthorst, avec Le Christ devant Caïphe est aussi influencé mais ne saisit pas encore toute la finesse de son maître.
Gentileschi, « La joueuse de Luth » Valentin de Boulogne, « Le tricheur »
B/La répétition :
Manfredi va proposer une méthode étalant les principales caractéristiques et thèmes du courant. Des réunions s’établissent mais les peintres oublient d’être originaux et se contentent de caricaturer.
C/L’interprétation :
Certaines interprétations néanmoins sont dignes d’intérêt, plus personnelles et originales : la Tour peint Saint Joseph, charpentier, éclairé par une bougie, avec un réalisme prenant et beaucoup de raffinement.
Georges de La Tour, « Saint Joseph, Charpentier » _________________ "Je ne t'aime pas parce que tu es mon cheval, je t'aime parce que tu es un cheval"
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Age : 22 Inscrit le : 09 Mar 2008 Messages : 586 Localisation : Paris/Clichy
| Sujet: Re: l'art abstrait Mer 21 Mai - 6:49 | |
| II. Le Caravage et La Madone des Palefreniers
PRESENTATION GENERALE DE L’OEUVRE Commandée par la confrérie St Anne des Palefreniers du Vatican, le tableau La Madone des Palefreniers dit également La Madone au serpent a été réalisé pour la basilique St Pierre de Rome par Michelangelo Merisi, dit « le Caravage » pour le placer sur l’autel de la confrérie en 1606. Cette œuvre sera vite déplacée puisqu’elle scandalisera les esprits religieux par son réalisme jugé trop cru qui crée une réelle rupture avec la peinture romaine de cette époque, le XVIIe siècle. La Madone des palefreniers est aujourd’hui conservée dans la galerie Borghèse à Rome puisqu’elle fut achetée par le Cardinal Scipion Borghèse (Cardinal-neveu) juste après avoir été critiqué par le clergé. Scipione fit réaliser le tableau pour la basilique saint-Pierre et c’est très probablement le Vatican qui commissionna le maître lombard… Le tableau resta accroché exactement un mois à San Pietro… Ce sera la dernière œuvre de la période dite « romaine » du Caravage. A cause de La Madone des Palefreniers il sera surnommé l’ « Antéchrist de la Peinture ». Le scandale fût immense… représenter la madone sous les traits d’une prostituée, dans cette robe de velours rouge qui ne pouvait laisser aucun doute sur sa profession, puisque c’était l’habit à la mode chez les prostituées romaines et Sainte-Anne, vieille, fripée dans une robe gitane provoquèrent un tollé car cette représentation fut incomprise… Michelangelo Merisi dit Caravaggio (Caravage en français), (1573 Caraveggio – 1610 sur la route pour Rome (malaria ou assassinat)), était un peintre italien, l’un des premiers et des plus grands représentants de l’art baroque du XVIIe siècle. Il est issu d’une très honorable famille. Fils d’un architecte rattaché à la cour, à 20 ans il entre comme valet à St Pierre de Rome. Dans chacune de ses œuvres, par un violent contraste entre ombres et lumières (technique du clair–obscur), il donne des effets de relief saisissant à ces scènes religieuses en y insérant des personnages pittoresques tels que des joueurs de cartes ou encore des vagabonds. Son naturalisme, révolutionnaire à cette époque, suscitera l’indignation du clergé. Cependant, il aura par la suite de nombreux imitateurs en Italie, en Hollande et en France.
ANALYSE DU TABLEAU Analyse iconographique (description et interprétation) Cette peinture est composée de trois personnages et d’un animal : deux femmes, un enfant et un serpent. On remarque l’absence totale de décor qui est l’un des principes de la technique du clair-obscur. Les deux femmes portent toutes deux des auréoles, se sont certainement des saintes, on a donc affaire ici à une peinture religieuse. La femme de gauche, brune, porte une longue robe rouge retroussée de lavandière. Elle est penchée sur l’enfant et le tient par les bras. Elle écrase de son pied gauche un serpent. La femme de droite est un peu plus dans l’ombre, plus à l’écart de la scène (cela dérangera la confrérie). Elle est plus âgée que l’autre femme, se tient debout et observe la scène. Elle est vêtue d’une robe marron, portée à la manière d’une robe gitane. Elle est coiffée d’un turban de la même couleur et semble beaucoup plus âgée. L’enfant, lui, est nu, il se tient devant la femme en rouge, son pied est sur celui de la même femme et écrase le serpent également. « Une robuste famille, il n’y a pas à dire, qui s’arrête sur le seuil de l’écurie (les Palefreniers ?) pour en chasser une inoffensive couleuvre du fossé » dixit Roberto Longhi. La veille femme qui se trouve en retrait est Ste Anne, la grand-mère de Jésus, et les deux personnages dans la lumière sont Marie et l’Enfant Jésus. Le serpent est comme dit la Genèse, la créature « la plus rusée de toutes les bêtes des champs que Yahvé Dieu avait faites ». On peut l’interpréter comme le mal, Satan, la sagesse, la fertilité. C’est également le symbole de la médecine. Mais ici, dans ce tableau il pourrait représenter deux choses le Péché et l’Hérésie. En effet, ici le serpent est le symbole de la tentation qui a poussé Eve au péché. Marie est une mère Vierge et représente, pour de nombreux penseurs de l’époque, l’Immaculée Conception (dogme de l’Eglise catholique qui sera proclamé bien après, c’est-à-dire vers 1854). De plus, son enfant Jésus a fait l’homme tout comme Dieu. Donc on pourrait dire que Jésus, Marie et le serpent représentent Adam, Eve et le serpent de l’histoire de la Genèse. Mais dans ce cas là pourquoi Ste Anne y serait représentée ? Pour cela il faut se tourner vers le contexte de l’époque. Le Caravage est marqué par le concile de Trente qui s’est déroulé bien avant (10 ans avant sa naissance). Ce concile n’avait qu’un but ; la cause tridentine : « l’Eglise saura lutter contre l’Hérésie ». Ainsi indirectement, dans La Madone des Palefreniers, le serpent représente l’Hérésie, Jésus et Marie l’église ou la foi catholique et Ste Anne la mère de cette réforme : le concile lui-même. Cette interprétation allégorique est pour beaucoup l’interprétation la plus correcte.
ANALYSE PLASTIQUE Le peintre met en évidence cette femme et cet enfant par un effet d’éclairage intense, et les projette ainsi au premier plan avec le serpent qui se débat et ondule violemment. Sainte Anne se tient plus en retrait et observe la scène en se penchant vers elle. Ici, les personnages sont installés dans une « boîte noire », dont on ne distingue que les angles grâce à diverses nuances de brun et de noir (en haut à gauche par exemple). On ne saurait définir une source de lumière exacte. On pourrait dire que la lumière vient de la gauche mais elle semble plus émaner des personnages eux-mêmes, personnages divins qui amènent lumière en ce bas monde. Le parcours visuel est simple. Le spectateur est tout d’abords capté par la figure de Sainte Anne qui surplombe la scène. Nous suivons son regard qui nous dirige vers le visage et la blanche poitrine de la vierge. Cette blancheur nous renvoie au visage de l’enfant, qui lui-même regarde le serpent. Nous arrivons donc aux pieds qui écrasent le serpent dont le corps ondulant fait pendant au mouvement sinueux du parcours visuel. La technique picturale du clair-obscur, dite « Chiaroscuro » en italien et connue sous ce nom dans le monde entier, consiste à suggérer l’illusion du volume, du relief par le contraste des zones recevant la lumière avec celles qui demeurent dans l’ombre. Ce procédé a été mis au point dès la Renaissance, par Polidoro da Caravaggio, mais fut porté à son apogée par Le Caravage, ses suiveurs puis par des peintres des écoles du nord, Rembrandt ou William Turner. A cette époque, la lumière apparaît comme un moyen nouveau et efficace de dramatisation. La nuit installe un climat de menace et d’inquiétude chez le Caravage. Au contraire, par exemple, chez Carlo Saraceni, peintre vénitien, la nuit fait régner un silence et une atmosphère de mélancolie. Chez le Caravage le clair-obscur a une signification symbolique : « le monde terrestre est plongé dans l’obscurité, et l’intrusion divine se signale par la lumière ». Egalement, cette technique sculpte et dessine les formes, et apparaît comme un moyen de simplification très spectaculaire. À noter que ces peintures sont actuellement plus ternes et plus sombres qu'à l'époque de leur création, suite au vieillissement des pigments et des vernis. On peut remarquer la virtuosité de représentation du drapé de la robe de Sainte Anne qui accroche particulièrement bien la lumière, ainsi que la blancheur éclatante de la gorge de la Vierge et e la peau de l’Enfant Jésus. La touche est lissée, ici le dessin prime toujours, le modelé des corps est parfait. On peut remarquer les coups de pinceau du peintre au niveau du fond, en haut à gauche.
CONCLUSION
En quelques décennies, la peinture s’est rénovée en profondeur. Tous les artistes du XVII ème ont étés amenés à se déterminer pour ou contre Carrache et Caravage. L’orientation de la peinture est déterminante et la production des grands artistes ne peut se comprendre sans cette influence. Le clair-obscur marqua les meilleurs maîtres, parmi lesquels Rembrandt, Velasquez, Goya ou encore, au XIXe siècle, des peintres comme Courbet ou Manet.
BIBLIOGRAPHIE
GREGORI Mina, Le Caravage, éditions Gallimard. MILICUA José (directeur de collection), Histoire de l’art, maniérisme en Italie, éditions Larousse. E.H. Gombrich Histoire de l’art Flammarion Les temps modernes Gilles LAMBERT Caravage, éditions Taschen
SOURCES INTERNET POUR LES ILLUSTRATIONS Olga’s Gallery.com Google images Insecula.com
ALAMI Sara RCO1
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|  | | Ben co-administrateur

Age : 33 Inscrit le : 03 Fév 2008 Messages : 1570
| Sujet: Re: l'art abstrait Mer 21 Mai - 12:45 | |
| Super intéressant ! J'ai pas fini de lire mais ce qui manque ce sont des illustrations !! Je navigue sur google pour voir les oeuvres dont tu parles En tout cas ça me rappelle mes cours d'histoire de l'art  _________________ Tant de choses entr'aperçues ne seront jamais vues
http://www.artcheval.com |
|  | | Claudia Duffé

Age : 41 Inscrit le : 16 Mar 2008 Messages : 1578 Localisation : Les Mathes, Charente Maritime
| Sujet: Re: l'art abstrait Mer 21 Mai - 14:14 | |
| | Ben a écrit: | Super intéressant ! J'ai pas fini de lire mais ce qui manque ce sont des illustrations !! Je navigue sur google pour voir les oeuvres dont tu parles En tout cas ça me rappelle mes cours d'histoire de l'art  |
Vous êtes drôlement bien instruites les files ! Je ne sais déjà pas ou commencé pour d'ecrir une propre démarche artistique  _________________ [url]palmyre-equimage[/url] http://palmyre-equimage.blogspot.com/ |
|  | | Foxa

Age : 22 Inscrit le : 09 Mar 2008 Messages : 586 Localisation : Paris/Clichy
| Sujet: Re: l'art abstrait Dim 1 Juin - 1:58 | |
| UN petit fil d'Ariane qui peut te conduire à une analyse artistique:
1 présentation succincte de l'œuvre 2 Contexte de création (courant artistique, artiste, période historique, contexte politique) 3 Description de l'œuvre ( sans analyser, juste décrire ce que l'on voit) 4 Analyse thématique (analyse du sujet représenté, qu'est-ce qu'on voit sur l'œuvre) 5 Analyse plastique ( analyse de la corporalité de l'œuvre, les couleurs, la lumière, la composition la touche etc...) 6 Conclusion (ressenti personnel, influence de l'œuvre dans l'histoire de l'art)
Tu adaptes ce petit plan à l'œuvre ou à la démarche artistique que tu veux expliquer. Ce petit truc aide à décomposer les idées, les rendant ainsi plus claires. Se dire, que l'interlocuteur ne comprend rien, donc tout lui expliquer.
Voila voila!
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|  | | Ben co-administrateur

Age : 33 Inscrit le : 03 Fév 2008 Messages : 1570
| Sujet: Re: l'art abstrait Dim 1 Juin - 9:28 | |
| C'est exactement ça ! Comme on nous a appris aussi... rolala je fais un bond de 10 ans là  _________________ Tant de choses entr'aperçues ne seront jamais vues
http://www.artcheval.com |
|  | | Claudia Duffé

Age : 41 Inscrit le : 16 Mar 2008 Messages : 1578 Localisation : Les Mathes, Charente Maritime
| Sujet: Re: l'art abstrait Dim 1 Juin - 12:53 | |
| | Foxa a écrit: | UN petit fil d'Ariane qui peut te conduire à une analyse artistique:
1 présentation succincte de l'œuvre 2 Contexte de création (courant artistique, artiste, période historique, contexte politique) 3 Description de l'œuvre ( sans analyser, juste décrire ce que l'on voit) 4 Analyse thématique (analyse du sujet représenté, qu'est-ce qu'on voit sur l'œuvre) 5 Analyse plastique ( analyse de la corporalité de l'œuvre, les couleurs, la lumière, la composition la touche etc...) 6 Conclusion (ressenti personnel, influence de l'œuvre dans l'histoire de l'art) |
Merci de toujours prendre le temps pour m'expliquer! J'ai déjà aprise tellemnt des choses grace a vous ! MERCI
_________________ [url]palmyre-equimage[/url] http://palmyre-equimage.blogspot.com/ |
|  | | Foxa

Age : 22 Inscrit le : 09 Mar 2008 Messages : 586 Localisation : Paris/Clichy
| Sujet: Re: l'art abstrait Ven 6 Juin - 1:20 | |
| Mais ça me fait très plaisir! surtout pour toi Claudia qui prend le temps aussi de répondre longuement ... Si tu veux je peux te donner des noms de manuels d'histoire de l'art, accessibles et qui font tout comprendre!! Mes Bibles!
Il y en a un tout particulièrement, c'est l'histoire de l'art de E.H. Gombrich. Il écrit sur l'histoire de l'art et c'est pas du tout chiant c'est comme si il racontait un conte au coin du feu. Je le recommande vraiment très très fort ! ! En plus si vous prenez la version illustrée, c'est encore plus magique !
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|  | | Claudia Duffé

Age : 41 Inscrit le : 16 Mar 2008 Messages : 1578 Localisation : Les Mathes, Charente Maritime
| Sujet: Re: l'art abstrait Ven 6 Juin - 8:12 | |
| C'est enregistrer ! Merci ! J'avez commander un il y a deux ans ! J'ai même COMMENCERde le lire.[url=http://artcavalo.forumperso.com/javascript: justReturn()] [/url] Je te laisse deviner pour le reste!  _________________ [url]palmyre-equimage[/url] http://palmyre-equimage.blogspot.com/ |
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